...il y a actuellement 3 curieux en train de visiter ce Grenier.
***
Le Grenier de la télé a déjà reçu plus de 201300 visites. Merci de votre fidélité !
***
Dernière mise à jour : le 24/05/2012
Parce qu'ils nous ont offert les couleurs pour nous aider à peindre nos rêves d'enfants, nous tenons à saluer tendrement : Yves Brunier, Roger Carel, Marie Dauphin, Dorothée, Denis Dugas, Alain Duverne, Nadine Forster, Anne Hofer, Christophe Izard, Jacqueline Joubert, Claude Pierrard, Roger Pouly et Boris Scheigam.
Chronologie des événements marquants
1926 (27 janvier) : l'ingénieur écossais John L. Baird, aidé de son équipe, est le premier homme au monde à émettre une image de
télévision d'objets en mouvements. Notons que Baird s'appuie sur les travaux de l'ingénieur allemand Paul Nipkow.
1931 (14 avril) : l'ingénieur français René Barthélemy réédite l'exploit de Baird, mais sans utiliser le procédé de Nipkow : Barthélemy a
recours à un "tambour à miroirs" qu'il juge plus performant.
1935 (26 avril) : à l'initiative du Ministre des Postes, Georges Mandel, la première émission officielle de
télévision française est diffusée depuis le Ministère des P.T.T., 103 rue de Grenelle, à Paris. Il est 20h15 quand, sur le petit écran, apparaît le visage de Béatrice Bretty, sociétaire de la
Comédie Française. A ses côtés, Jean Toscane, la voix la plus célèbre de Radio Paris PTT, et René Barthélemy. Lèvres maquillées en noir, Mlle Bretty raconte sa dernière tournée en
Italie : "Nous avons fait un beau voyage..." Ce sont les premiers mots diffusés à la télévision. Vingt minutes plus tard, la première émission de télévision était terminée, ayant eu pour seuls
témoins une poignée d'invités choisis par M. le Ministre.
1935 (8 décembre) : le commun des Français peut enfin découvrir la télévision : des récepteurs sont installés dans divers lieux publics. A 17h, des
acteurs lisent des poèmes devant la caméra. En effet, si l'Emyvisor de Barthélemy est mis en vente, son prix est encore si exorbitant que seuls de rares privilégiés peuvent se targuer de regarder
la télévision chez eux !
1937 (10 juillet) : lors de l'exposition universelle de Paris, les Français font la démonstration de leur matériel haute définition,
fabriqué par Thomson et la Compagnie Générale de Télévision d'Henri de France, pour les studios des PTT. La caméra est désormais entièrement électronique et la qualité d'image
incroyablement améliorée.
1939 (3 septembre) : la télévision française cesse d'émettre, à cause de la guerre. Les Français s'en rendent à peine compte : il n'y a pas plus de
300 postes récepteurs sur l'ensemble du territoire. La raison ? Le prix des appareils (de 11500 à 15500 francs - soit de 5000 à 6500 euros) pour un récepteur Marconi, d'une part ; la faible
qualité des programmes dans lesquels l'Etat ne veut pas investir, d'autre part.
1943 (30
septembre) : les émissions proposées par l'occupant allemand démarrent. C'est une idée de Kurt Hinzmann, ex-sous-directeur de la télévision allemande, qui en a eu l'idée pour distraire
les blessés de guerre. Deux cent cinquante postes de fabrication allemande (Telefunken) ont été distribués dans les hôpitaux.
1944 (12 août) : Fernsehsender Paris cesse d'émettre définitivement : Les Alliés sont tout près de paris. Le 17 août, Hinzmann reçoit l'ordre de
faire dynamiter l'émetteur de la Tour Eiffel. Il refuse : il n'a jamais été un nazi convaincu, ce n'est pas maintenant qu'il va le devenir ! La Gestapo monte un dossier contre lui. En 1946, la
France lui ouvrira ses portes, ainsi qu'à des ingénieurs allemands, pour remettre sur pied la télévision française.
1944 (octobre) : reprise des émissions après la libération de Paris. Elles sont diffusées depuis les studios de la rue Cognac-Jay qui appartenaient
à la Fernsehsender.
1945 (23 mars) : création
de la RDF, Radio Diffusion Française : l'Etat prend en main le développement de la radio et de la télévision en France. La RDF est contôlée par le ministère de l'information du Gouvernement
Provisoire de la R.F. qui met en place des équipes nouvelles issues de la Résistance.
1946 : Maïté Célérier de Sanois, rédactrice à Marie-Claire, lance le premier magazine féminin télévisé, La Femme chez elle.
On y parle haute couture, mode pratique, coiffure et conseils ménagers.
1949 (9 février) : la RTF, Radiodiffusion
Télévision Française, remplace la RDF. Son fonctionnement est identique à celui de la RDF, mais elle possède une chaîne de radio supplémentaire et, surtout, une deuxième chaîne de
télévision.
1949 (mai) : la première speakerine de l'histoire de la télévision fait son apparition : Jacqueline Joubert (épouse de Georges de Caunes) présente les programmes.
1949 (29 juin) : le premier journal télévisé est présenté par Pierre
Sabbagh. L'équipe du journal est composée, entre autres, de Georges de Caunes, Jacques Sallebert et Pierre Tchernia.
1950 :
création des réseaux Eurovision et Euroradio, exploités par l'Union Européenne de Radio-télévision. L'UER se donne pour objectif de fournir des images à tous les téléspectateurs européens,
veillant à l'échange et l'acheminement des images d'actualité et d'événements sportifs entre tous ses membres.
Cette année-là, le nombre de téléviseurs en France est estimé à un peu plus de 3700.
C'est peu, mais il faut dire que la diffusion, via principalement la Tour Eiffel, couvre à peine 10% du territoire !

1950 (janvier) : première émission destinée à la jeunesse : Le Club du jeudi. Il s'agit d'une succession de numéros de clowns, de funambules et de prestidigitateurs.
1951 : Catherine Langeais, de son véritable nom Marie-Louise Terrasse,
qui fut fiancée à François Mitterrand de 1938 à 1942, devient une speakerine aussi populaire que Jacqueline Joubert. En avril 1987, le Président Mitterrand lui remettra la Légion
d'Honneur.
1953 : première grande émission de divertissement : 36
chandelles, présentée par Jean Nohain. Diffusées en direct depuis des grandes scènes parisiennes, les émissions accueillent des artistes comme Fernandel, Louis mariano, Annie Cordy, Yves
Montand, Fernand Raynaud, Charles Aznavour, Georges Brassens, Brigitte Bardot, etc.
1953 (19 juillet) : premier bulletin météo.
1953 (20 octobre) : une nouvelle émission démarre : La Séquence du
spectateur. Catherine Langeais y présente l'actualité cinématographique.
1954 : Télé Match est le premier jeu télévisé, présenté par Pierre Bellemare.
Cette même année, lancement de la première émission culinaire, Art et magie de la cuisine, présentée par Catherine Langeais et le chef Raymond Oliver.
1954 (17 mars) : première de La Piste aux étoiles,
émission de Gilles Margaritis, réalisée par Pierre Tchernia et présentée par Roger Lanzac, alias Monsieur Loyal. Elle est entièrement consacrée au cirque et est diffusée le mercredi
soir, car le lendemain il n'y a pas école. Elle perdurera jusqu'en 1976 !
1955 (octobre) : Pierre Tchernia, Jacques Grello et Robert Rocca présentent la première émission d'actualité satirique : La Boîte à sel.
De nombreux acteurs comiques participent aux sketches. En février 1960, les trois créateurs préfèreront arrêter l'émission plutôt que de subir la censure au sujet de la Guerre
d'Algérie.

1956 : une estimation porte à 500000 le nombre de postes de télévision en France.

1956 (mai) : Enigmes de l'Histoire, l'émission d'André Castelot, Alain Decaux (scénaristes) et Stellio Lorenzi (réalisateur), propose des
reconstitutions théâtrales relatives à des événements ou à des personnages historiques. En 1957, l'émission sera rebaptisée La Caméra explore le temps.
1958 (13 juin) : première allocution télévisée du Général de Gaulle.
1959 (janvier) : Cinq
colonnes à la une est la première grande émission d'information. Consécutivement, une nouvelle émission de divertissement qui restera dans les mémoires fait son apparition : Télé
Dimanche, créée par Raymond Marcillac. C'est dans cette émission, dans la rubrique du "Jeu de la chance" (télé-crochet) que Mireille Mathieu se fera remarquer en 1965.
1959 (février) : Denise Glaser présente une nouvelle émission sur la première chaîne : Discorama. Il y est question de l'actualité de la
chanson, du disque, du théâtre et de découverte des nouveaux talents. L'émission durera jusqu'en 1974, lorsque Denise Glaser sera "remerciée" par Valéry Giscard d'Estaing qui profitera de son
arrivée au pouvoir pour éliminer du petit écran les personnalités trop ancrée à gauche.
1959 (25 décembre) : Joyeux Noël ! La RTF offre à ses téléspectateurs une horloge au design moderne, en guise d'ouverture et de fermeture des programmes. Pratique pour régler sa montre !
1960 : Maurice Brunot crée Le Petit train, un interlude pour faire patienter les téléspectateurs en cas de problème technique ou lorsque les programmes sont en avance sur l'horaire prévu. Chaque wagon présente le fragment d'un rébus : à vous de jouer !
1961 : Léon Zitrone devient présentateur du journal télévisé. Il occupera cette fonction pendant vingt ans, sur la RTF, puis sur l'ORTF, sur TF1 et, enfin, sur Antenne 2.

1961 (mai) : une nouvelle émission de variété sur la musique yé-yé est proposée aux plus jeunes : Âge tendre et tête de
bois, présentée par Albert Raisner.
1962 (juillet) : Guy Lux et Pierre Brive proposent Intervilles, un jeu de compétition qui oppose deux villes françaises dans des
épreuves fantaisistes, mais sportives. Sur une idée du Général de Gaulle, une version européenne de l'émission sera créée à partir de 1965 : Jeux sans
frontières.
1962 (12 décembre) : diffusion de la toute première émission de Bonne Nuit les petits. C'est "Gros Ours" qui accompagne le marchand de sable sur son nuage ; il ne sera rebaptisé "Nounours" qu'après l'été 1963.
1964 : après des débuts sur Télé Monte Carlo (en 1961), Denise fabre rejoint la 2ème chaîne de la RTF en tant que speakerine.
1964 (avril) : naissance d'une émission dont le concept fera des émules
: La Caméra invisible, de Jacques Rouland, avec Jacques Legras (principal acteur devant la caméra cachée) et les interventions de Pierre Bellemare et Jean Poiret.
1964 (juin) : Noëlle Noblecourt, présentatrice de Télé Dimanche, est licenciée avec pertes et fracas pour avoir étourdiment... montré ses
genoux à l'écran !
1964 (27 juin) : l'ORTF, Office de Radiodiffusion Télévision Française, remplace la RTF. Contrairement à celle-ci, l'ORTF n'est pas placée sous
l'autorité du ministère de l'information, mais seulement sous sa tutelle afin de contrôler le respect de ses obligations à l'égard du service public. Le Général de Gaulle souhaitait ainsi
que l'ORTF devienne une institution autonome, semblable à celles des autres grandes démocraties. C'est ainsi que le statut de l'ORTF est analogue à celui de la BBC en Grande
Bretagne. Pourtant, les faits démontreront que l'Etat conserve un contrôle rigoureux des émissions de télévision.


1966 (28 août) : première représentation d'une pièce pour l'émission
Au Théâtre ce soir. Cette émission durera jusqu'en 1988. Il faudra ensuite attendre 2007 pour revoir du théâtre à la télévision en première partie de soirée !
1967 (avril) : Armand Jammot présente sur la deuxième chaîne une émission sur le cinéma : Les Dossiers de l'écran. Le principe consiste à
projeter un film, puis d'organiser un débat sur un thème relatif à ce film.
1967 (septembre) : sur la deuxième chaîne, Pierre Tchernia présente une nouvelle émission sur l'actualité du cinéma : Monsieur
Cinéma.
1967 (1er octobre) : grâce à un standard d'encodage de la couleur inventé par Henri de France, la deuxième chaîne est désormais en
couleurs ! Enfin... pour ceux qui ont un poste de télévision compatible, bien sûr !

1968 (mai-juin) : grève du personnel de l'ORTF. En août, de nombreux journalistes contestataires seront licenciés.
1968 (octobre) : premières publicités télévisées, diffusées sur la
première chaîne. La Régie Française de Publicité (filiale de l'ORTF) sera créée l'année suivante et perdurera jusqu'en 1987. Il faudra encore attendre janvier 1971 pour voir de la publicité sur
la 2ème chaîne.
1969 (juin) : le ministère de l'information disparaît. Désormais, l'ORTF est sous la tutelle du Premier
Ministre.
1969 (21 juillet) : des millions de téléspectateurs français assistent aux premiers pas de l'Américain Neil
Armstrong sur la Lune.
1970 (janvier) : les deux chaînes de l'ORTF possèdent désormais des directions distinctes.
1971 : inventée en 1956 aux Etats-Unis par Robert Adler et Eugene Polley, la télécommande
arrive enfin en France. En raison de son coût, il faudra quelques années avant que tous les téléviseurs n'en soit équipés. Dès les années 80, elle changera radicalement la façon de regarder la
télé, rendant le téléspectateur infidèle aux chaînes et aux publicités.
1972 (31 décembre) : lancement de la troisième chaîne. Elle est en
couleurs et diffuse chaque soir des décrochements régionaux.

1973 : Roger Gicquel devient directeur de l'information sur la première chaîne. L'année suivante, après l'éclatement de l'ORTF, il deviendra le présentateur du 20 heures de TF1. Il va revendiquer sa liberté d'expression et son indépendance vis-à-vis du pouvoir en place et n'hésitera pas à exprimer son opinion sur les sujets présentés au cours du journal.
1973 (avril) : Bernard Pivot présente Ouvrez les guillemets,
une émission littéraire qui sera rebaptisée Apostrophes en janvier 1975.
1974 (8 juillet) : la loi divise l'ORTF en sept institutions autonomes : TF1 (ex-première chaîne), Antenne 2 (ex-deuxième chaîne), FR3
(ex-troisième chaîne), INA (Institut National de l'Audiovisuel), Radio France, SFP (Société Française de Production et de création audiovisuelles) et TDF (TéléDiffusion de France). Les trois
chaînes de télévision constituent toujours un service public, sous la tutelle de l'Etat.

1974 (septembre) : Christophe Izard propose L'Île aux enfants, sur FR3. Dès l'année suivante, il lancera Les Visiteurs du mercredi sur TF1, une émission pour la jeunesse qui alternera des dessins animés, des feuilletons, des documentaires et des rubriques éducatives, présentés par des animateurs (dont Patrick Sabatier et Soizic Corne). C'est le début de l'âge d'or des programmes pour la jeunesse.

1975 : Yves Mourousi devient
rédacteur et présentateur du journal de 13 heures de TF1. Il dépoussière radicalement l'institution en étant le premier à proposer un journal tourné hors studio, avec au moins un direct en
extérieur par semaine. Mais il innove aussi par son ton léger : son fameux "Bonjour !" peu cérémonieux en choquera plus d'un.
1975 (janvier) : Jacques Martin propose sur TF1 une émission satirique qui va connaître un immense succès :
Le Petit Rapporteur. Deux ans plus tard, avec Bon Dimanche, Jacques Martin, prendra en main le programme d'une partie de la journée dominicale sur Antenne 2, et ce pour
plusieurs années.
1976 (1er janvier) : TF1 est désormais en couleurs.

1976 (mars) : Les Jeux de 20 heures débarquent sur FR3,
proposés par Jacques Solness et Jean-Pierre Descombes. Jean-Pierre Foucault les rejoindra en janvier 1981.
1976 (octobre) : la célèbre speakerine Denise Fabre, l'humoriste Pierre Douglas et le magicien Garcimore
présentent Restez donc avec nous, sur TF1, émission de divertissement qui sera rebaptisée Au Plaisir du samedi.
1977 : après un passage éclair dans Les Visiteurs du mercredi, Frédérique Hoschedé présente, sous le pseudonyme de Dorothée, Dorothée et ses amis, émission qui sera rebaptisée Récré A2 l'année suivante lorsque Jacqueline
Joubert deviendra directrice de l'unité jeunesse d'Antenne 2.
1979 (novembre) : Claude Pierrard présente Acilion et sa bande, une émission pour la jeunesse qui deviendra Croque Vacances en février 1980.
1982 : les pouvoirs publics lancent un plan visant à développer la télédistribution de programmes télé par réseaux câblés. Mais il faudra attendre la fin des années 80 pour que se généralise la télévision par câble.
Cette même année, Antenne 2 change de logo, abandonnant ses ondes bleues électriques
émanant d'un "A2" rouge et vert, en faveur d'un "a2" tout en rondeur.
1982 (janvier) : première de Champs-Elysées, émission de
variétés présentée par Michel Drucker.
1984 (4 novembre) : mise en service de la première chaîne privée en partie payante : Canal +.

1986 (20 février) : mise en service de la deuxième chaîne privée gratuite : La 5. A sa tête : l'homme d'affaires italien, Silvio
Berlusconi.
1987 (1er mars) : mise en service de la troisième chaîne privée (à but commercial), gratuite : Métropole 6, dite M6.
1987 (avril) : le gouvernement Chirac vend TF1 au groupe Bouygues. Quitte à privatiser une partie de la télévision du service public, le choix
aurait pu se porter sur le groupe Hachette, spécialisé dans la diffusion de produits culturels, ce qui aurait peut-être assuré à TF1 le maintien d'une certaine qualité de programmes,
mais c'est finalement le plus offrant qui l'a emportée.
1989 (17 janvier) : création du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), autorité indépendante qui a pour but de garantir l'exercice de la liberté
dans le domaine de la communication audiovisuelle, mais qui très vite jouera un rôle de censeur.
1990 : TF1 change de logo. Derrière cette rénovation de façade, c'est un véritable bouleversement qui s'opère. Les programmes lénifants et
voyeuristes vont se multiplier au cours de la décennie, proposant des émissions racoleuses. Antenne 2 et FR3, en mal d'audience, cherchent à s'aligner au niveau de TF1. Ce changement est
symbolisé en septembre 1992 par de nouveaux noms : France 2 et France 3. C'est la fin de l'âge d'or de la télévision française.
1992 (12 avril) : pour des raisons politico-financières, La 5 rend définitivement l'antenne à minuit, malgré une popularité véritable. C'est
la première fois que l'on assiste à la disparition d'une chaîne française. Le journaliste Jean-Claude Bourret monte une association en faveur du retour de la chaîne.
1992 (28 septembre) : la fréquence hertzienne vacante de feu La 5 est attribuée à la chaîne franco-allemande Arte, de 19h à 1h du matin.
1992 (14 novembre) : Canal + lance un "bouquet de chaînes" par satellite. Canalsattelite est la première offre de ce genre en France à
rencontrer le succès. La télévision n'est désormais plus à taille humaine : la qualité cède le pas à la quantité.
1994 (13 décembre) : La Cinquième, chaîne de "télévision du savoir, de la formation et de l'emploi" (dixit le gouvernement Balladur), sous la
présidence de Jean-Marie Cavada émet sur le même réseau hertzien qu'Arte. Ses programmes s'arrêtent donc à 18h59 pile. Le 7 janvier 2002 la chaîne sera rebaptisée France 5.
1997 (août) : le Club Dorothée est supprimé de l'antenne. Même si le contenu de cette émission était souvent discutable, on peut regretter
la disparition de la dernière véritable émission jeunesse (c'est-à-dire avec des animateurs en plateau).
2000 : Jean Drucker, PDG de M6 depuis 1987, quitte son poste. Dès lors, la chaîne va s'évertuer à suivre la voix tracée par TF1, sombrant dans la
facilité du racolage avec des émissions abêtissantes présentées par des animateurs incapables d'aligner deux phrases en un français correct. Le clou est enfoncé lorsque la chaîne présente la
première émission française de "télé réalité", en 2001 : Loft Story.
2005 (31 mars) : lancement de la télévision numérique terrestre, dite TNT, qui, à terme, doit remplacer la télévision analogique terrestre,
c'est-à-dire la diffusion par ondes hertziennes telle qu'elle est effectuée depuis 1935. La TNT va permettre aux chaînes de proposer une image et un son haute définition. De plus, ce système
permet de diffuser un plus grand nombre de chaînes (le service public s'enrichit de France 4, France Ô, et France 5 peut continuer à émettre après 19h).
A suivre...