En 1961, Giuseppe et Benito Panini, marchands de journaux à Modène (Italie), ont l’idée de vendre des images de footballeurs à collectionner et à coller dans un album appelé « calciatori » (les footballeurs, en italien). C’est la première fois que ce genre d’images quitte l’emballage d’une tablette de chocolat pour devenir un produit à part entière. Le succès est rapide et les deux autres frères Panini, Umberto et Franco, rejoignent bientôt l’entreprise familiale.
Au cours des années 70, l’image autocollante, véritable bouleversement technologique, fait son apparition et le marché s’internationalise. En France, notamment, les albums Panini connaissent leurs années de gloire. Non seulement, ceux de football ont autant de succès qu’en Italie, mais en plus les albums adaptés de dessins animés marquent à tout jamais les mémoires des enfants qui ont 20-40 ans aujourd’hui.
C’est l’adaptation en album Panini de Pollyanna que je vous propose (en plusieurs épisodes) dans notre Bibliothèque. Pollyanna fait partie de ces dessins animés appelés « meisaku » ou encore « world masterpiece theater », adaptations par la société japonaise Nippon Animation de romans occidentaux. Sur un plan artistique, ils sont en quelque sorte l’équivalent télévisé des films du studio Ghibli.
Le premier meisaku sorti en France fut Tom Sawyer, dans Récré A2, au début des années 80. Pollyanna, dessin animé de 1986, arriva plus tard, sur La 5, en 1988. Son titre japonais : Ai shôjo Pollyanna monogatari (littéralement, « Histoire de Pollyanna, un amour de petite fille »). L’auteur du roman original est l’américaine Eleanor Hodgman Porter.
A suivre...





















