Si Dorothée est et restera, à juste titre, l’idole des enfants nés dans les années 70 et 80, ce
serait une iniquité d’oublier l’apport considérable de Claude Pierrard à la télévision de qualité destinée à la jeunesse.
Dès 1975, il présente Les Infos, dans Les Visiteurs du mercredi, l'émission de Christophe Izard. Il s’agit d’actualités
télévisées mises à la portée des plus jeunes. Il continuera à jouer le rôle de « Monsieur infos » jusqu'en 1985, la rubrique survivant dans les émissions Mercre-dis-moi
tout et Les Pieds aux murs.
Mais, c’est surtout en créant et en animant l’émission culte Croque Vacances (1980-1987), en compagnie de la marionnette Isidore le lapin (bientôt
rejoints par la lapine Clémentine, puis la hérissonne Arsinoë), que Claude devient le chouchou des enfants. Grand frère ou second Papa, Claude Pierrard a écrit
l’une des plus belles pages de l’âge d’or des programmes jeunesse.
Pour en savoir davantage sur lui, je vous invite à lire l’interview qu’il a gentiment accordée à Eric, maître-toile de l’excellent site dédié à Croque Vacances. Quant à moi, je vous propose un article publié dans l’hebdomadaire Télé Junior n° 18 de février
1981.
Voir aussi Croque Vacances - Lundi 28 mars
1983
par dGé
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Rétro-actualités
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Fin 1987, c’est la pagaille dans le monde de la télévision française. En avril dernier, le gouvernement Chirac
privatise TF1, vendant ainsi la première chaîne publique des français, sans leur demander leur avis. L’acquéreur, une célèbre entreprise de maçonnerie ( !), décide
d’abandonner progressivement l’idée de service publique pour transformer TF1 en une entreprise rentable. Pour cela, on décide de s’entourer des meilleurs, que l’on attire en froissant de gros
billets et en agitant des contrats mirobolants.
Dans le même temps, la jeune chaîne La 5 manipule, elle aussi, des sommes folles pour faire venir à elle la crème des animateurs télé et des journalistes. Mais, voilà, elle n’en
a pas les moyens : de simples questions techniques empêchent la diffusion de la chaîne dans la France entière. Les annonceurs publicitaires rechignent, la direction de La 5 s’aperçoit
qu’elle n’a plus de quoi payer ses vedettes, qui fuient, quand elles ne sont pas remercier auparavant.
Le sort des personnalités séduites par TF1 ne sera guère plus enviable quand elles s’apercevront dans les années à venir qu’elles sont devenues des animateurs télé jetables, au gré des caprices
d’un Mougeotte ou d’un Le Lay et de l’audience.
Au milieu de ce bazar, Michel Drucker demeure serein. Seul grand de la télévision à rester fidèle au service public (avec Jacques Martin), il refuse un contrat
juteux avec La 5 pour rester sur Antenne 2. Il incarne dès lors la déontologie qui se fait désormais trop rare dans les coulisses du petit écran.
Hélas, deux ans plus tard, il répondra aux sirènes de TF1, mais, lucide, en reviendra avant tous les autres. Ceci est une autre histoire. En attendant, voici une interview qu’il a accordé à
Télé Poche en décembre 1987. Puis, deux brèves consacrées à Patrick Sébastien et Stéphane Collaro, qui reflètent bien l’ambiance de navire-qui-coule de
l’univers de la télévision en cette période de bouleversements.
par dGé
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Rétro-actualités
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La Bibliothèque Rose est une collection de livres pour la jeunesse éditée par Hachette. Elle est créée par Louis Hachette en
1856, après un voyage en train en compagnie du Comte de Ségur. Ce dernier lui parle des histoires que sa femme invente pour leurs enfants. C’est ainsi que le premier ouvrage publié dans la
collection est signé par la Comtesse de Ségur : Nouveaux Contes de fées. Un siècle plus tard, seront publiés les auteurs devenus aujourd’hui les plus emblèmatiques de la
collection : l’Anglaise Enid Blyton (Le Club des Cinq, Oui-Oui...) et le Français Georges Chaulet (Fantômette...)
C’est dans les années 70 et 80 que la collection s’intéressera de près à la télévision, en adaptant en romans de nombreux dessins animés. On fera même appel à des « pointures » de la
Bibliothèque Rose pour écrire ces adaptations. C’est ainsi, par exemple, que Georges Chaulet signa les livres de Candy, puis de L’Inspecteur
Gadget. Voici quelques unes des couvertures de ma collection personnelle. Placez le curseur sur les illustrations pour connaître l’année de parution de chacun de ces
titres.
par dGé
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Le Coffre aux merveilles
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Yvan-Chrysostome Dolto est né à Paris le 20 février 1943. Il se rebaptise
« Carlos », en hommage au percussionniste Carlos Patato Valdes qu’il admire. Devenu le secrétaire de Sylvie Vartan, c’est elle-même qui va le lancer dans la chanson.
Outre sa carrière dans la variété avec un vaste répertoire festif et souvent grivois et sa participation inoubliable aux Grosses Têtes de Philippe Bouvard sur RTL,
Carlos a marqué le petit écran, des années 70 à 90, par sa joie de vivre et sa simplicité en participant régulièrement aux mythiques émissions de Maritie et Gilbert
Carpentier et à celles de Dorothée (Récré A2, Club Dorothée – dont il était le parrain, les shows en première partie
de soirée). C’est d’ailleurs pour elle, sa complice de longue date, qu’il a fait sa dernière apparition à la télévision dans Vivement Dimanche le 4 novembre 2007 (lire Dorothée dans Vivement Dimanche). On a pu aussi retrouver Carlos à la télé dans une
version animée de lui-même (Les Aventures de Carlos, en 1992) et en tant que narrateur français du dessin animé américain, T’as l’bonjour
d’Albert dont il interprétait également le générique.
Ces dernières années, il réalisait des films documentaires sur sa passion pour la pêche au gros et les destinations ensoleillées (série Le Gros homme et la mer) pour les chaînes
Odyssée et Voyage.
Atteint d’un cancer, Carlos nous a quittés le 17 janvier 2008. Il aurait eu 65 ans mercredi dernier. En hommage à ce bon-vivant qui a égayé ma jeunesse, je vous propose un article qui lui a été
consacré par le magazine Télé Junior en février 1981.
Voir aussi Dorothée : une popularité qui monte, qui
monte... et Les Petits papiers de Noël (année
1982)
par dGé
publié dans :
Rétro-actualités
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